Université de Fianarantsoa - Institutionnaliser la promotion de l’intégrité dans la formation universitaire

Université de Fianarantsoa - Institutionnaliser la promotion de l’intégrité dans la formation universitaire

La capitale du pays Betsileo est aujourd’hui l’hôte d’un événement majeur pour l’avenir de Madagascar. Une cérémonie officielle s’est tenue à l’Université de Fianarantsoa pour lancer la mise en œuvre, dans la région, du Projet « Lutte contre la corruption par l’éducation et la jeunesse », à travers l’organisation d’un atelier de deux jours consacré à la co-conception d’un module sur la lutte contre la corruption, destiné à être intégré dans les programmes de l’ensemble des facultés de l’Université, en présence des hautes autorités locales en la personne du Chef de Région Matsiatra Ambony, du Préfet de Fianarantsoa et du Maire de la Commune Urbaine de Fianarantsoa.

Co-financée par l’Organisation internationale de la Francophonie – Représentation pour l’océan Indien et l’Ambassade de la Confédération suisse, cette initiative ambitionne de contribuer à l’émergence d’une jeunesse responsable, consciente de ses devoirs et profondément attachée aux valeurs d’intégrité et de probité.

Dans son discours, Madame la Vice-Présidente de l’Université de Fianarantsoa, BAOMIAVOTSE Vahinala, a souligné que, forte de ses plus de 34 000 étudiants, l’Université constitue un cadre particulièrement propice à la réalisation de cette initiative. Elle a relevé que les étudiants, une fois sensibilisés aux valeurs d’intégrité et engagés dans la lutte contre la corruption, pourront à leur tour les promouvoir et les faire vivre dans leurs futurs milieux professionnels.

Prenant la parole à son tour, le Directeur Général du BIANCO, RAZAKAMANANTSOA Gaby Nestor, a rappelé que « la lutte contre la corruption ne se gagne pas uniquement dans les tribunaux ou dans les bureaux d’enquête. Elle se gagne également — et peut-être surtout — dans les consciences, dans les comportements et dans les valeurs qui structurent une société ».

« Investir dans l’éducation à l’intégrité, c’est investir dans l’avenir. Investir dans la jeunesse, c’est investir dans la capacité d’une Nation à renouveler ses pratiques et à construire de nouvelles références collectives », a-t-il déclaré, avant d’adresser à l’assistance un vibrant appel à la mobilisation :

« Unissons nos institutions. Unissons nos compétences. Unissons nos expériences. Unissons surtout notre volonté de transmettre à la génération qui vient une conviction certes simple, mais essentielle : l’intégrité n’est pas une faiblesse ; elle est une force. »