Lutte contre la corruption : Madagascar finalise ses préparatifs en vue de l’évaluation internationale au titre du second cycle de la CNUCC

Lutte contre la corruption : Madagascar finalise ses préparatifs en vue de l’évaluation internationale au titre du second cycle de la CNUCC

Antananarivo, les 18 et 19 juin 2026 – Conformément à ses engagements internationaux, Madagascar
s’apprête à franchir une étape décisive dans l'évaluation des actions engagées par le pays pour lutter
contre la corruption.

Sous la coordination conjointe des co-points focaux du processus, le Comité pour la Sauvegarde de
l’Intégrité (CSI) et le Bureau Indépendant Anti-Corruption (BIANCO), afin de finaliser les préparatifs avant
la visite-pays des experts examinateurs, prévue du 30 juin au 2 juillet 2026, deux réunions de revue des
données et de préparation se tiendront les 18 et 19 juin 2026 au Ministère des Affaires étrangères à Anosy.
Ces sessions de travail réuniront les représentants des ministères concernés, des organes de contrôle, du
secteur privé et de la société civile. Elles permettront de valider les données et statistiques actualisées
relatives aux chapitres II (Mesures préventives) et V (Recouvrement des avoirs) de la Convention des
Nations Unies contre la Corruption (CNUCC), d'harmoniser les réponses aux observations formulées par
les États examinateurs et de préparer les interventions des différentes entités nationales durant visite-
pays.

Dans le cadre de cette évaluation, Madagascar accueillera une délégation d’experts examinateurs
mandatés par le Djibouti et la Tanzanie. Bénéficiant de l’appui technique de l’Office des Nations Unies
contre la drogue et le crime (ONUDC), l’évaluation se reposera sur un examen rigoureux de la conformité
de la législation malgache et de son application pratique face aux standards internationaux. Alors que le
premier cycle achevé en 2015 portait sur l’incrimination et la coopération internationale, ce second cycle
examine spécifiquement deux piliers techniques :

  • Au titre de la prévention de la corruption, l'examen se concentre sur l'efficacité des politiques nationales et des organes de lutte contre la corruption. Les évaluateurs passent au crible la transparence dans la passation des marchés publics, la gestion des finances publiques, les codes de conduite des agents publics ainsi que les dispositifs de prévention du blanchiment d'argent. Sont également mesurés l'intégrité du système judiciaire, l'accès à l’information pour le public et l'implication de la société civile et du secteur privé.
  • Au titre du recouvrement des avoirs, ce volet stratégique évalue la capacité opérationnelle du pays à détecter et bloquer les transferts de capitaux illicites. Les points d'ancrage concernent également les mécanismes juridiques de saisie et de confiscation, les procédures de restitution des biens volés à l'État, le rôle du Service de renseignement financier, ainsi que l'efficacité des accords de coopération internationale conclus par Madagascar.

« Les travaux préparatoires permettent d’identifier les réalités du cadre juridique national et les ajustements
techniques prioritaires qui seront soumis aux experts. Il faut savoir que ce mécanisme d’examen par les pairs
est un processus intergouvernemental essentiel qui permet non seulement d’identifier les bonnes pratiques,
mais aussi de relever de manière constructive les difficultés institutionnelles rencontrées par l’État pour
s’acquitter de ses obligations internationales. Le succès de cette évaluation est capital pour consolider les
partenariats stratégiques de Madagascar, stimuler la coopération internationale et garantir l’avenir
économique du pays. »
soulignent les co-points focaux.
À travers cette mobilisation générale, les autorités malagasy affichent une volonté de transparence face
aux évaluateurs, visant à transformer les observations techniques en opportunités de réformes législatives
et institutionnelles concrètes au bénéfice de l'intégrité nationale.